Le blog de catharsis
Dimanche sous le signe de l'utopie même si je n'y crois pas, au moins j'aime bien la version Imagine (John Lennon) de Meynard James Keenan, A perfect circle
Acrylique sur toile, 60x60cm
deux sens, deux vues
Peint en 2002 par Maya, ma fille qui n'est plus là, la seule peinture que je montrerai ici, les autres sont plus personnelles et sont rangées avec ses dessins.
Acrylique sur bois
un album que Maya écoutait
C'est évident, on sait tous que l'on est toujours seul au fond de soi.
Certains décident de vivre seuls par choix -je ne parle pas des moins de 30 ans- mais ils sont plutôt rares. Mais pour les autres, quand le temps passe, même s'ils voudraient (se) persuader que c'est par liberté, la solitude finit par peser. On ne peut pas décider d'être à deux d'un coup de baguette magique, même pour un instant et surtout quand on en aurait le plus envie ou besoin.
Alors que vivre à deux n'empêche en rien de se retrouver soi, seul et c'est bien cela l'important, passer de la solitude recherchée à la présence désirée de l'autre. Partager un peu ou plus de sa vie avec quelqu'un n'interdit pas le fantasme, le virtuel, l'échappée, de s'échapper du quotidien, mais c'est bien dans les yeux de l'autre, dans les gestes tendres, la nuit contre l'autre, le réveil, le partage des trucs biens et chiants aussi, les coups durs de la vie, c'est donc bien dans la réalité, à deux, que la vie devient plus acceptable.
Je n'ai pas de grandes théories sur ce que doit être un couple, les autres peuvent bien vivre comme ils l'entendent (juste un truc qui m'agace et c'est assez fréquent, la possessivité, la jalousie des hommes comme des femmes).
Je sais juste que je ne voudrais pas qu'il en soit autrement.
D'ailleurs je vais éteindre, passer de ma dose indispensable d'isolement aux bras tendres qui m'attendent dans la pièce à côté.
Comme quand on rentre d'avoir marché longtemps dans la neige, dans le froid, les joues rouges, l'onglée au bout des doigts, les pieds mouillés. Un chocolat chaud avec des tartines de beurre que l'on trempe dans le bol et qui laissent des ronds à la surface et des miettes qui ramollissent et se blottir au coin du feu les jambes repliées et de la musique. Juste comme ça. Pas de madeleine, non non.
J'ai froid.